Blast. Club expliqué aux débutants : comment démarrer sans se tromper ?

On découvre souvent Blast Club après une vidéo d’Anthony Bourbon sur les réseaux, et la première réaction est presque toujours la même : « c’est quoi concrètement, et est-ce que c’est pour moi ? » Blast Club est un club d’investissement en startups qui permet à des particuliers de co-investir aux côtés d’entrepreneurs et de fonds de capital-risque. Le ticket d’entrée reste accessible, mais le fonctionnement mérite d’être compris avant de sortir la carte bancaire.

Ce que Blast Club change par rapport à un investissement classique en startups

Quand on pense investissement en startups, on imagine des business angels qui signent des chèques à cinq ou six chiffres lors de dîners privés. Blast Club casse ce schéma en mutualisant les tickets. Chaque membre accède à des deals présélectionnés et investit une fraction du montant total, aux côtés d’autres membres du club.

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En pratique, on co-investit sur des tours où des VCs reconnus sont déjà engagés. Ce point est central pour un débutant : la due diligence n’est pas portée uniquement par le club. Quand un fonds européen multi-stage (du seed à la série B) met de l’argent dans un tour, cela signifie qu’une équipe d’analystes professionnels a déjà passé la startup au crible.

Le club fonctionne comme un intermédiaire structuré, parfois décrit comme un « VC as a service » pour particuliers. La sélection des deals, l’analyse financière et la gestion administrative sont centralisées. On ne négocie pas soi-même avec les fondateurs.

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Femme consultant son téléphone devant l'entrée d'un club pour sa première sortie Blast Club

Blast Club pour débutants : construire un portefeuille plutôt que miser sur une seule startup

L’erreur la plus fréquente chez les nouveaux membres, c’est de concentrer tout son budget sur un seul deal qui « fait rêver ». La logique de portefeuille diversifié est la base de l’investissement en startups, et Blast Club pousse cette approche depuis 2024 avec une pédagogie beaucoup plus visible sur ce sujet.

La raison est arithmétique. Sur dix startups financées, la majorité ne donnera rien. Quelques-unes rembourseront la mise. Et une ou deux, dans le meilleur des cas, généreront un retour qui compense toutes les pertes. Sans diversification, on s’expose à ne tomber que sur les cas qui échouent.

Répartir ses tickets sur plusieurs profils de startups

Blast Club propose aujourd’hui plusieurs profils d’investissement, du seed européen aux licornes pré-IPO. Pour un débutant, la tentation est de n’aller que sur les noms connus ou les stades avancés, perçus comme « moins risqués ».

  • Les startups en seed offrent un potentiel de multiplication plus élevé, mais le risque de perte totale est aussi plus fort. On mise sur l’équipe et le marché adressable.
  • Les startups en série A ou B ont déjà validé un modèle économique. Le multiple potentiel est plus faible, mais la probabilité de survie est meilleure.
  • Les licornes pré-IPO (valorisées au-delà du milliard) visent une introduction en bourse. Le risque porte davantage sur la valorisation d’entrée que sur la survie de l’entreprise.

Mixer ces profils dans son portefeuille permet d’équilibrer le couple rendement-risque. Les retours varient beaucoup selon les millésimes et les secteurs, mais la diversification reste le seul levier que le débutant contrôle vraiment.

Critères de sélection des deals Blast Club : ce que le club filtre pour vous

On ne choisit pas parmi des milliers de startups. Blast Club applique un filtrage en amont, et ce filtre s’est resserré au fil du temps. Les critères privilégient désormais les tours où interviennent déjà des fonds de capital-risque reconnus.

Concrètement, quand on ouvre l’application ou le site pour consulter un deal, la startup a déjà passé une due diligence centralisée. On accède à un dossier synthétique avec les métriques-clés, le stade de développement, les co-investisseurs et la thèse d’investissement du club.

Ce qu’on doit vérifier soi-même malgré le filtrage

Le filtrage du club ne remplace pas le bon sens. Avant de valider un ticket, quelques points méritent une lecture attentive :

  • Le secteur d’activité : est-ce qu’on comprend ce que fait la startup, à qui elle vend, et pourquoi le marché existe ?
  • Les co-investisseurs : la présence d’un fonds VC dans le tour est un signal positif, mais ça ne garantit rien. Vérifier la réputation du fonds prend quelques minutes.
  • La valorisation d’entrée : une startup peut être prometteuse mais survalorisée. Si le prix d’entrée est trop élevé, le retour sera mécaniquement limité même en cas de succès.
  • Les conditions de sortie : comprendre quand et comment on récupère son argent. En startup, l’horizon de liquidité dépasse souvent cinq ans.

Groupe de jeunes adultes découvrant ensemble Blast Club autour d'une tablette dans un café moderne

Investissement startup et patrimoine : comment positionner Blast Club dans sa stratégie

Blast Club n’est pas un livret d’épargne, ni une assurance vie, ni un placement immobilier. C’est du capital-risque, la classe d’actifs la plus volatile qui existe. Positionner cet investissement correctement dans son patrimoine évite les mauvaises surprises.

La règle opérationnelle est simple : on n’investit que de l’argent qu’on peut se permettre de perdre intégralement. Ce n’est pas une formule de précaution creuse. En capital-risque, la perte totale du capital investi sur un deal donné fait partie du scénario normal.

Pour un débutant qui dispose déjà d’une épargne de précaution et d’un ou deux placements plus stables (assurance vie, immobilier, actions cotées), allouer une fraction limitée de son patrimoine au capital-risque via Blast Club peut avoir du sens. Cette fraction dépend de la tolérance au risque de chacun, mais elle reste marginale dans une allocation patrimoniale équilibrée.

Liquidité et horizon de temps

Les startups ne sont pas cotées en bourse. On ne revend pas sa participation en un clic. Blast Club a lancé un marché secondaire (Blast Market) pour permettre des échanges entre membres sur certaines positions européennes, mais la liquidité reste limitée par rapport aux marchés financiers traditionnels.

Avant de souscrire à un premier deal, on se pose cette question : est-ce que cet argent peut rester bloqué plusieurs années sans affecter mon quotidien ? Si la réponse est non, mieux vaut attendre.

Blast Club donne accès à une classe d’actifs longtemps réservée aux investisseurs institutionnels. Le club structure, filtre et simplifie le processus. Le piège serait de confondre cette accessibilité avec de la facilité : le capital-risque reste un investissement à long terme, à perte possible, qui demande un minimum de lecture avant chaque décision.

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