Banque en faillite en 2025 : quel établissement disparaîtra ?

1,8 milliard d’euros : voilà ce que la France a déjà versé, ces dernières années, pour indemniser les clients de banques défaillantes. Pourtant, le grand public continue de croire que la fermeture d’un établissement relève de l’exception. Rien ne pourrait être plus éloigné de la réalité actuelle.

En France, la réglementation bancaire impose un mécanisme de garantie permettant de protéger les dépôts jusqu’à 100 000 euros par client et par établissement. Pourtant, ce dispositif, bien que rassurant sur le papier, connaît des limites en cas de crise systémique ou de défaillance simultanée de plusieurs banques.

Depuis 2023, la pression sur certains établissements fragiles s’accentue, alimentée par la hausse des taux, la multiplication des défauts de paiement et la concurrence des néobanques. Plusieurs enseignes autrefois considérées comme solides affichent désormais des signaux préoccupants, suscitant l’attention des clients et des autorités de contrôle.

Banques fragilisées en 2025 : comprendre les causes d’une vague de fermetures

Le secteur bancaire français tangue. Plusieurs institutions autrefois indéboulonnables révèlent aujourd’hui des failles inquiétantes. L’idée d’une banque en faillite en 2025 n’appartient plus à la fiction : elle s’impose comme une menace tangible qui préoccupe autant les marchés que les épargnants. Qu’est-ce qui explique cette multiplication de fermetures et d’alertes sur la solidité des banques ?

La première piste, c’est l’essoufflement du modèle économique traditionnel. Entre taux d’intérêt élevés, explosion du coût du risque, marges sous pression, la rentabilité s’effrite. Les banques en ligne, de leur côté, bouleversent le jeu. Leur structure souple, leur capacité à séduire une clientèle connectée, mettent à mal les acteurs historiques.

Certaines enseignes, comme Ma French Bank ou Onlyone, peinent à convaincre assez de clients pour passer le cap de la rentabilité. Les annonces de retraits du marché ou de ventes d’activités se multiplient. Il suffit de citer l’exemple d’Orange Bank, qui a quitté la scène en 2024, n’ayant jamais vraiment trouvé sa place dans un univers ultra-concurrentiel. La crise financière n’explique pas tout : aujourd’hui, ce sont surtout la gestion des risques, la maîtrise des coûts et la capacité à proposer de vraies innovations qui font la différence.

Voici les points faibles qui reviennent le plus souvent dans les analyses :

  • La percée rapide des néobanques et des banques en ligne
  • Des difficultés financières anciennes qui minent la rentabilité
  • L’augmentation rapide des défauts de paiement
  • Des clients aux exigences nouvelles et changeantes

La fermeture d’une banque ne se joue pas seulement sur les comptes, mais aussi sur la capacité à anticiper, à changer de cap rapidement et à piloter l’entreprise avec agilité. Les grands noms français, comme Société Générale ou La Banque Postale, affrontent une mutation profonde. Les prochains mois diront si les plus fragiles sauront éviter le pire.

Quels établissements sont réellement menacés de disparition cette année ?

La perspective d’une banque en faillite en 2025 n’a jamais été aussi concrète. Plusieurs enseignes inquiètent : la fréquence des défauts de paiement grimpe, la concurrence s’intensifie, et certains modèles peinent à s’adapter. Ceux qui ont déjà faibli ou qui restent à la traîne dans la transformation numérique sont dans le viseur.

Le cas d’Orange Bank a marqué les esprits. Arrêt brutal des activités, liquidation organisée, clients contraints de trouver une solution dans l’urgence : l’épisode a laissé des traces jusque chez Ma French Bank, filiale 100% mobile de La Banque Postale. Malgré un appui solide en coulisse, la rentabilité n’est pas au rendez-vous, le nombre de clients plafonne, la concurrence fait rage. La proposition de valeur de Ma French Bank ne parvient pas à se démarquer parmi la multitude de néobanques dynamiques.

Du côté des banques dites de « réseau », la situation du CCF (ex-HSBC France, aujourd’hui dans le giron de My Money Group) reste surveillée. Rachat compliqué, repositionnement incertain, résultats à la peine : malgré les messages rassurants, la menace d’une liquidation judiciaire ou d’une revente continue de planer.

Pour résumer, plusieurs enseignes font figure de points d’attention sur le marché :

  • Orange Bank : fermeture confirmée, retrait du secteur
  • Ma French Bank : modèle remis en question, avenir flou
  • CCF / My Money Group : restructuration difficile, stabilité incertaine

Malgré ces incertitudes, les grandes banques françaises affichent pour l’instant une solidité rassurante. Mais la pression pour innover et s’adapter n’a jamais été aussi forte. Les établissements qui ne sauront pas transformer leur modèle pourraient bien rejoindre la liste des absents de demain.

Clients concernés : que risquez-vous concrètement si votre banque ferme ?

Si votre banque en faillite en 2025 ferme ses portes, une série de complications s’enclenche sans préavis. Dès l’annonce, les clients se retrouvent confrontés à l’incertitude : le compte courant reste-t-il accessible ? Les cartes bancaires fonctionnent-elles encore ? L’information officielle arrive-t-elle à temps ? Lorsqu’une liquidation judiciaire s’ouvre, tout peut se bloquer : virements suspendus, prélèvements stoppés, cartes désactivées du jour au lendemain.

Pour les clients de Ma French Bank ou d’autres banques mobiles telles qu’Onlyone, la promesse d’une gestion 100% digitale ne protège pas contre les lourdeurs administratives. Une fermeture peut entraîner plusieurs jours, parfois des semaines, d’attente avant de récupérer ses fonds. Le fonds de garantie des dépôts (plafonné à 100 000 euros par client et par établissement) existe, mais le délai d’indemnisation varie selon la situation, et l’argent n’arrive jamais en un claquement de doigts.

Voici les principales difficultés à anticiper si votre banque venait à disparaître :

  • Obligation de changer rapidement de compte, fournir un nouveau RIB pour le versement du salaire ou des aides sociales
  • Blocage du paiement mobile et interruption des paiements par carte
  • Délais parfois longs pour récupérer votre argent, selon la gestion du dossier et le calendrier de la justice

La qualité de la communication fait souvent défaut. Les clients attendent des instructions claires, des contacts fiables, mais restent trop souvent livrés à eux-mêmes. L’épisode Orange Bank l’a montré : des milliers de clients se sont retrouvés sans réponse. Pour limiter l’impact, surveillez vos comptes, prévoyez une solution alternative, car l’expérience de ces dernières années prouve que la gestion de crise laisse souvent les particuliers seuls face au vide.

Jeune femme devant une banque fermée dans la rue

Solutions et alternatives pour sécuriser votre argent en cas de faillite bancaire

Prendre le temps de revoir votre organisation bancaire n’est pas un luxe. La diversification reste le meilleur moyen de limiter les dégâts en cas de défaillance d’une banque. Il est inutile de regrouper l’ensemble de vos économies dans un seul établissement, surtout si celui-ci figure parmi les banques fragilisées ou dont la viabilité fait débat. Répartissez votre argent en plusieurs endroits :

  • banque en ligne
  • banque mobile
  • établissement traditionnel

Pensez à la limite des 100 000 euros garantis par le fonds de garantie : au-delà, le risque de perte augmente. Vérifiez régulièrement le solde détenu dans chaque banque pour ne pas dépasser ce seuil.

Le marché propose une multitude d’alternatives. Entre Boursorama, Hello Bank !, N26 ou Revolut, la souplesse et la compétitivité sont souvent au rendez-vous. Les plus soucieux de l’impact écologique se tournent vers Green-Got ou Helios. Il faut toutefois regarder au-delà de la vitrine : Hello Bank ! s’appuie sur BNP Paribas, N26 possède une licence bancaire allemande, tandis que des solutions comme Treezor (utilisée par Onlyone) relèvent d’un statut d’établissement de paiement, moins protecteur en cas de crises majeures.

Pour limiter les mauvaises surprises, gardez en tête ces recommandations :

  • Vérifiez que chaque compte bénéficie effectivement de la couverture du fonds de garantie
  • Privilégiez les banques ayant une présence en France ou soumises à un contrôle européen strict
  • Placez une partie de votre épargne sur des livrets réglementés (Livret A, LDDS) : ils profitent d’une garantie de l’État

Enfin, le secteur évolue vite : il est judicieux de réévaluer régulièrement la qualité de service, la transparence sur les frais bancaires et la capacité à communiquer en cas de coup dur. Ne vous laissez pas aveugler par une prime de bienvenue : l’attractivité commerciale ne compensera jamais la perte d’une partie de votre argent. Restez attentif, informé et prêt à réagir. Demain, la solidité de votre banque pourrait n’être qu’un souvenir ; mieux vaut y penser aujourd’hui.

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