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6 choses essentielles à savoir sur le contrôle URSSAF Chaque employeur peut faire l’objet d’un contrôle sur le paiement des cotisations sociales et des cotisations dues à l’emploi des salariés. Deux types de contrôles peuvent être effectués : l’inspection sur place, qui a lieu dans les locaux de l’entreprise et le contrôle des pièces, qui a lieu dans les locaux de l’URSSAF (Union pour le recouvrement des cotisations sociales et des subventions familiales). Afin de réduire la durée de l’inspection, l’URSSF peut utiliser la procédure de contrôle d’échantillonnage et d’extrapolation.

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I. Exercice de l’USSAF

Il n’existe aucune disposition légale concernant la fréquence des contrôles au sein d’une même entreprise. Chaque employeur est donc susceptible d’être surveillé une fois tous les trois ans (fréquence correspondant à la de prescription de contributions). Dans le domaine de la collecte, l’URSSAF ne peut réclamer, par notification formelle, que les contributions dues au cours des trois années civiles précédant leur soumission et les contributions payables l’année de leur soumission (art. L. 244-3 CSS).

A. Officiers de tri de l’URSSAF

Le contrôle est effectué par les inspecteurs de la récupération. Dans le cas des contrôles de pièces, l’affectation est confiée à un contrôleur de collecte. Ils sont assermentés et disposent d’une carte d’identité professionnelle, que l’employeur peut demander la production avant tout contrôle.

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B. Contrôle des données par ordinateur

Lorsque les documents et renseignements détenus par l’employé sont des contrôles informatiques peuvent être effectués par l’inspecteur sur l’équipement du personnel, sous réserve des de votre consentement. Si l’employé n’est pas d’accord, l’employé doit demander par écrit que la vérification ne soit pas faite avec son équipement informatique. Dans ce cas, il est tenu de mettre à la disposition de l’inspecteur de récupération les copies des documents, données et traitements nécessaires à l’exercice du contrôle.

C. Vérification des pièces dans les entreprises de moins de 10 employés

Le 31 décembre de l’année précédant celle de l’avis d’inspection peut être effectué dans les locaux de l’URSSAF, sur la base des informations à sa disposition et des demandes de contrôle (art. R. 243-59-3 CSS). En cas de non-transmission d’informations Si l’examen des documents nécessite une enquête plus approfondie, la procédure est clôturée par un document informant l’employeur qu’elle sera engagée un contrôle sur place.

II. Vérification des déclarations de l’URSSAF

Aux fins de l’exécution de sa tâche de récupération, l’URSS peut vérifier l’exactitude et le respect de la législation des déclarations soumises par les employeurs. Lorsque, à la suite de ces vérifications, l’URSSAF envisage un rajustement, il envoie un RAR à l’employé indiquant que :

— les déclarations et documents examinés et les délais auxquels ils se rapportent,

— le rapport, la méthode de calcul et le montant de l’ajustement,

— la faculté dans laquelle elle doit être assistée par un jury de sélection pour répondre aux observations,

— le droit de l’organisme d’engager la cotisation en l’absence de réponse après le délai de 30 jours accordé au contribuable. L’URSSAF décide ensuite si il doit ou non engager un recouvrement pour tout ou partie des montants concernés.

III. Initiation du contrôle URSSAF

Les opérations de contrôle ne peuvent être lancées sans information préalable du contributeur en envoyant ou en envoyant un avis de passage (art. R. 243-59 CSS). Toutefois, dans le cas où la vérification est effectuée pour enquêter sur des infractions liées au travail caché, l’URSSAF n’est pas tenu d’envoyer un avis de passage.

A. Envoi d’un avis de passage

L’ ACOSS recommande que l’avis de passage soit adressé à l’employeur par le LRAR au moins 15 jours avant l’inspection. Toutefois, la Cour de cassation considère que ce délai constitue « une injonction interne à l’organisme ». Par conséquent, la procédure est valide si l’entreprise a reçu un RAR 5 jours avant le chèque. L’employeur, bien qu’il ait retiré l’avis de passage dans les délais, peut demander un report de la nomination si la date fixée ne lui convient pas (fermeture de l’entreprise, documents à récupérer au comptoir…).

B. Modalités de contrôle de l’URSSAF

1. Moyens à la disposition de l’URSSAF

Le contrôleur URSSAF, pour effectuer son contrôle, peut :

— demander tous les documents et l’accès à tout support d’information nécessaire ; Exemples : registres comptables relatifs aux salaires et traitements, déclarations salariales doubles annuelles, enregistrement unique du personnel, accords de participation et/ou incitations, réduction des cotisations et exemption, conventions collectives, conventions salariales… La soumission des documents doit avoir lieu dans les locaux de l’entreprise. En conséquence, l’inspecteur de récupération ne peut porter des documents que si un inventaire et un déchargement ont été établis par l’employeur.

— interrogatoire des travailleurs ; Exemples : nom, adresse, salaire, heures de travail, prestations en nature. Il peut également interroger des employés licenciés.

— demander aux autorités fiscales de fournir certains documents. Exemple : honoraires professionnels.

2. Obstacles au contrôle de l’URSSAF

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Si le contribuable s’oppose à la vérification, l’URSSAF prévoit deux types de sanctions :

a. Le crime d’un obstacle au contrôle

L’ infraction est constituée lorsque :

— les informations fournies au moment de l’inspection contiennent des inexactitudes volontaires ;

— l’employeur a refusé de fournir au fonctionnaire les documents comptables requis ;

— suite à des absences répétées pendant la visite du contrôleur, bien que informé de sa visite, l’employeur n’a laissé aucune instruction pour présenter les livres et les documents comptables ;

— les registres présumés existent mais sont déposés auprès du comptable ;

— l’employeur refuse l’accès aux locaux où le personnel est employé.

Si l’inspecteur de la valorisation constate l’infraction sous contrôle, il établit un rapport authentique jusqu’à ce qu’il en soit établi autrement. L’URSSAF le transmet, aux fins de poursuites, au ministère public en cas d’infraction pénale.

b. Imposition forfaitaire

L’ USSAF peut recourir à l’imposition forfaitaire des cotisations dans les cas suivants :

— lorsque les comptes de l’employeur ne permettent pas le montant exact de la rémunération utilisée comme base de calcul des cotisations dues (comptes inadéquats, mal tenus ou inexacts…)

, — si l’employeur ne met pas à disposition les pièces justificatives ou documents nécessaires à l’exécution du contrôle, ou si leur présentation ne permet pas de les exploiter.

3. Méthodes de vérification par échantillonnage et extrapolation

L’ URSS peut proposer à l’employeur d’utiliser des méthodes de contrôle de l’échantillonnage et de l’extrapolation (article R. 243-59-2 CSS). Ces méthodes statistiques, par opposition aux contrôles sur place, constituent une alternative à examen exhaustif des agents de recouvrement potentiels de tous les employés de l’entreprise contrôlée. Elles diffèrent des techniques d’imposition forfaitaire. Elles ne visent pas à compenser l’absence de preuves à l’appui fournies par la compagnie, mais plutôt à déterminer le montant des ajustements en fonction de l’examen d’une partie de la population contrôlée.

IV. Fin du contrôle URSSAF

Une phase dite contradictoire doit nécessairement être accomplie par l’USSAF. À la fin de la vérification, cette procédure se déroule en deux étapes :

A. Envoi d’une lettre d’observations de l’URSSAF

Il appartient à l’URSSAF de conserver la preuve de réception de la lettre d’observations par l’employeur, qui peut être la remise, après inspection, d’une lettre cosignée par l’inspecteur et l’employeur ou l’envoyant au RRAR. En l’absence d’une lettre de observation, les opérations de contrôle sont nulles et non avenues. Si l’employeur ne tient pas compte des observations communiquées par l’USSAF lors d’un audit précédent, que ces observations aient donné lieu ou non à un ajustement, le montant de l’ajustement des cotisations sociales et des cotisations établies à la suite d’un nouvel audit est augmenté de 10 %. L’entrée en vigueur de cette disposition est subordonnée à la publication d’un arrêté au Conseil qui fixe les modalités, y compris la manière dont le respect du principe de procédure contradictoire est assuré (art. L. 243-7-6 nouveau CSS). Par conséquent, il n’est pas encore applicable.

B. Droit de réponse des employeurs

1. Date limite pour répliquer aux observations

Selon le principe de la procédure contradictoire, la lettre de commentaires doit indiquer, sous peine de nullité, que l’employeur dispose de 30 jours pour répondre aux commentaires de l’USSAF. La lettre indique également que l’employeur peut être assisté par un avocat de son choix. La réponse de l’employeur peut être traitée par le LRAR. Dans la pratique, il y aura un intérêt, surtout lorsque vous voulez contester une partie ou la totalité des solutions proposées, ou formuler des commentaires étayés par des documents de preuve relatifs à un ou plusieurs chefs de réorganisation. Toutefois, l’absence de réponse d’un employeur ne saurait être interprétée comme une acceptation tacite des mesures d’appel.

2. Réponse de l’URSSAF à l’employeur

L’ URSSAF n’a aucune obligation de répondre au courrier de l’employeur. Toutefois, l’ACOSS recommande que l’URSSF réponde à l’employé lorsqu’il fait des observations. Lorsque l’employeur présenter de nouvelles informations sur un ou plusieurs chefs d’appel, l’USSAF précise dans sa réponse si elle en tient compte ou non et les motifs de sa décision. En cas de diminution du cryptage, le courrier devrait mentionner le nouveau montant de la dette, qui est inclus dans l’avis de se conformer.

C. Rapport de contrôle

À la fin du contrôle, l’inspecteur de récupération établit un rapport (ou rapport) contenant ses observations. La transmission du rapport d’inspection à l’URSSAF ne peut avoir lieu avant l’expiration du délai de 30 jours laissé à l’employeur pour répondre aux observations de l’URSSAF (voir IV B). Le non-respect de ce délai peut entraîner la nullité des opérations de contrôle et de réorganisation et l’avis de conformité notifié par l’URSSAF après l’inspection. Le destinataire habituel du procès-verbal est l’URSSAF auquel relève l’inspecteur. L’inspecteur n’est pas tenu de communiquer les procès-verbaux à l’employeur. En revanche, l’employeur peut demander qu’elle soit communiquée.

D. Demande

La décision de remédier à l’URSSAF se concrétise par l’envoi d’une mise en demeure par la LRAR et adressée à la personne physique ou morale à laquelle il est responsable du paiement des cotisations de sécurité sociale. Invite l’employé à régulariser sa situation dans un délai d’un mois qui lui est assigné. Cette notification devrait donc être envoyée dans les meilleurs délais le 31e jour suivant la notification des observations. Sinon, c’est nul. Après l’expiration du délai d’un mois, l’URSSAF pourra appliquer le recouvrement de votre demande :

— en émettant des coercitions. Ceci, en l’absence d’opposition de l’employeur à TASS, est exécutoire ; — faire une demande de paiement à TASS ;

— par la procédure sommaire, qui assure le recouvrement des contributions par le débiteur général du trésor. Afin d’éviter l’action de récupération de l’URSSAF, l’employé peut :

— payer les cotisations réclamées, en même temps que la demande de versement de paiements excédentaires et de pénalités en cas de retard,

— demander des délais de paiement,

— contester le bien-fondé des sommes réclamées par renvoi à la chambre de recours amiable de l’URSSAF et, ultérieurement, aux juridictions spécialisées.

V. Sanctions

Un employeur qui ne verse pas de cotisations dans les délais prescrits, qui ne fournit pas ou est en retard dans sa déclaration d’entreprise, ne s’inscrit pas en retard ou ne s’oppose pas à la contrôle de l’USSAF, est soumis à des sanctions civiles et pénales. De telles infractions peuvent constituer des infractions ou des infractions.

A. Sanctions civiles

L’ employeur qui n’a pas payé les cotisations dans les délais exigibles est exposé à des augmentations tardives, calculées en pourcentage des cotisations dues (art. R. 243-18 CSS). En cas de non-respect de l’ETT et d’insuffisance de la garantie financière nécessaire, les contributions demandées par l’UE sont également soumises à des augmentations tardives dès que les contributions sont versées un mois ou plus à compter de la notification de la lettre de mise en demeure à l’UE. Cependant, des remises gratuites ou automatiques sont possibles :

  • Des remises à titre gracieux sur les augmentations tardives peuvent être accordées en cas de bonne foi et après paiement de tous les contributions qui ont donné lieu à l’application de ces augmentations.

  • Des remises automatiques pour les augmentations tardives et les pénalités peuvent également être accordées par l’URSSAF, sans demande de l’employeur, si les conditions suivantes sont remplies :

    — aucune infraction n’a été détectée au cours des 24 derniers mois ;

    — le montant des augmentations est inférieur au plafond mensuel de sécurité sociale fixé pour l’année civile en cours ;

    — dans le mois suivant la date d’expiration des cotisations, l’employé doit avoir payé les cotisations dues et avoir fourni les documents nécessaires (BRC et DATS).

    Toutefois, le transfert automatique ne s’applique pas en cas d’infraction cachée au travail et d’absence de bonne foi de la part de l’employeur.

B. Sanctions pénales et économiques pour non-enregistrement et paiement des contributions

L’ employeur qui n’a pas respecté les exigences de la législation sur la sécurité sociale est passible d’une amende de 450 euros pour toute personne employée dans des conditions contraires aux conditions d’enregistrement et de paiement des cotisations, sans que le total des amendes dépasse 1 500€ (art. . L. 244-1 CSS et art. R. 244-4 CSS). En outre, l’employeur qui retient indûment la cotisation salariale anticipée est passible d’une amende de 1 500 euros (art. L. 244-1 CSS et art. R. 244-3 CSS). La récidive dans un délai de trois ans est passible d’une peine d’emprisonnement de deux ans au maximum et d’une amende de 3 750 euros ou des deux (art. L. 244-6 CSS).

VI. Droits des employés

A. Rescription sociale

La procédure d’interrogatoire des administrations, connue sous le nom de « procédure de rescrit social », est ouverte aux salariés et futurs contributeurs. Elle permet à l’entreprise d’obtenir une décision explicite de l’URSSAF sur l’application de certains points de la législation relatifs à sa situation. L’objectif de ce régime est de renforcer la sécurité juridique pour les contribuables. L’URSSAF est donc lié pour l’avenir par la position explicite qu’il prendra à la demande de l’entreprise, sauf modification de la législation ou de la situation de fait. Une demande de rescription peut être présentée, entre autres, sur les dispositions suivantes :

— Réduction du fillon,

— le paquet social,

— l’impôt de 8 % sur la base des cotisations complémentaires des employeurs aux pensions,

— les contributions de employeurs dus au titre de la retraite complémentaire, de la pension complémentaire et de la pension à prestations déterminées,

— les prestations en nature,

— remboursement des frais professionnels…

Une entreprise ne peut bénéficier de la procédure de démission sociale lorsqu’un contrôle est lancé, c’est-à-dire lorsque l’avis de passage a été notifié. La demande doit être faite par écrit avec accusé de réception ou peut être soumise à l’USSAF responsable de la décharge. L’URSSAF dispose de 30 jours pour vérifier si le processus est terminé, puis de 4 mois pour enquêter sur la demande de l’entreprise et vous informer de sa décision.

B. La ressource hiérarchique

L’ employé a la possibilité, sans préjudice des autres ressources, de demander l’intervention de l’ACOSS en ce qui concerne à l’évaluation faite par l’URSSAF (art. R. 243-43-1 CSS). L’ACOSS est saisi sur demande écrite et motivée de l’employé. La demande doit être accompagnée de preuves d’interprétations contradictoires de l’URSS. L’ACOSS communique à l’URSSAF et à l’employé la position à prendre relativement à la demande du contribuable dans les 40 jours suivant la réception de la demande complète. Dans un délai de 30 jours, chaque URSSAF notifie sa décision et en envoie une copie à l’ACOSS. Lorsque l’ACOSS souhaite remplacer l’URSSAF, il en informe le contribuable et l’URSSAF dans un délai de 30 jours, moins de 10 jours que dans le cadre d’une procédure conventionnelle.