Depuis la mise en place de l’amendement Bourquin, à chaque date d’anniversaire, les emprunteurs peuvent résilier annuellement leur contrat d’assurance de prêt. Cependant, des milliards d’euros sont en jeu pour les banques, qui détiennent encore plus de 80 % des contrats. Si certaines banques se conforment à l’ouverture de ce marché en ajustant leurs tarifs, d’autres par contre, manifestent de la mauvaise foi pour garder leurs clients. Elles utilisent et divulguent de fausses idées sur la délégation d’assurances. Découvrez avec cet article cinq des idées reçues de la résiliation d’assurance emprunteur.

« La résiliation pour un contrat moins cher, c’est une diminution de couverture »

Cet argument est le principal utilisé par de nombreuses banques pour retenir leurs clients. C’est pourtant une affirmation totalement fausse. En effet, la clause de résiliation annuelle de l’assurance autorisée à chaque anniversaire par l’amendement Bourquin donne accès à des garanties. Il faut savoir que pour que cette loi soit applicable le nouveau contrat doit disposer de garanties équivalentes ou supérieures à celles de l’ancien contrat.

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« La résiliation d’un contrat d’assurance de prêt est une opération complexe. »

Il faut effectivement parcourir certaines étapes essentielles pour profiter de la résiliation annuelle de l’assurance emprunteur. Alors que rien n’est compliqué en tant que tel ! Il faut juste se renseigner sur les conditions à respecter, connaître le délai de préavis et l’équivalence des garanties. Lorsque le besoin de se faire accompagner se fait sentir quant à la délégation d’assurance, contactez un courtier en assurance emprunteur. Il vous aidera dans vos démarches tout en restant votre interlocuteur privilégié le long de votre contrat.

« Les honoraires de courtiers sont systématiquement payés. »

Il est vrai que certains courtiers facturent des honoraires pouvant atteindre les 2.000 €. Mais, d’autres assurent toujours un suivi complètement gratuit. En les choisissant comme intermédiaires, vous vous offrez l’occasion de profiter de leur accompagnement et de leurs conseils. Certains offrent même des réductions tarifaires à négocier avec les partenaires sans débourser un seul centime.

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« L’augmentation des tarifs en délégation est possible. »

Dans les cas de délégation d’assurance, il s’avère impossible d’observer une augmentation des tarifs au cours du contrat. En effet, dans les conditions générales de ventes, aucune précision n’est faite par rapport au fait que l’assuré doit déclarer l’aggravation d’un risque. Cela signifie simplement qu’il n’y a pas de risque de modification négative de garantie et d’augmentation de tarif. En revanche, en cas de diminution du risque (si l’état de santé de l’assuré s’améliore ou s’il cesse une activité à risques), il est conseillé d’en faire une déclaration. Celle-ci permettra l’obtention d’un réajustement de tarif (à la baisse). Les tarifs en délégation ne sont donc évolutifs qu’en faveur de l’emprunteur.

« Le changement d’assurance de prêt n’est bénéfique qu’aux plus jeunes. »

Tous les emprunteurs, selon la nouvelle législation, peu importe leur âge et leur état de santé, sont éligibles pour une résiliation. Mais une analyse de chaque dossier est faite au cas par cas. Donc, dans certains cas, la résiliation peut être plus bénéfique à un senior que pour un jeune actif, et inversement.