Les investissements dans des actifs non cotés peuvent prendre plusieurs formes. Lorsque vous placez des actions, c’est-à-dire en devenant actionnaire d’une société non cotée sur les marchés boursiers, nous parlons de capital-investissement ou de capital-investissement. Nous pouvons également examiner la dette émise par les entreprises (et donc leur financement) : nous parlons donc de « dette privée », ce qualificatif contredit la notion anglo-saxonne d’obligations « publiques », terme qui, dans toute la Manche, fait référence aux actifs cotés disponibles au public, et non aux entreprises publiques.

Le capital-investissement lui-même est divisé en plusieurs segments en fonction du type d’entreprise ciblée : capital-risque pour le financement d’entreprises en démarrage, qui ne sont pas encore rentables (par exemple, simplifier, start-ups) ; capital de développement quand il s’agit de financer une phase d’expansion, par exemple, géographique, d’un déjà entreprise rentable ; ou capital de transmission, lorsque l’objectif est de faciliter transfert de contrôle d’une entreprise d’un gestionnaire à un autre.

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Jusqu’ alors, le capital-investissement garde la chasse institutionnelle

Historiquement, le capital-investissement était la prérogation des investisseurs institutionnels, en raison de sa complexité et de ses contraintes, y compris celle de ne pas pouvoir revendre facilement leurs titres. Les fonds communs d’innovation (CIF) apparus il y a environ 20 ans, puis les fonds d’investissement locaux (FIP) ont offert aux particuliers une première occasion de se frotter contre des placements non cotés (voir encadré page suivante). Aujourd’hui, les offres de capital-investissement aux investisseurs proviennent de ce créneau fiscal relativement limité.

« En tant que biens immobiliers et produits d’entreprise, le capital-investissement est l’une des catégories d’actifs qui se développent avec des particuliers, déclare Latifa Kamal, directrice du développement de produits et de l’ingénierie des actions du groupe de gestion d’actifs primonial. Initialement, La loi Macron, adoptée en 2015, a favorisé l’accessibilité de cette catégorie d’actifs via l’assurance-vie. Depuis lors, avec la loi sur la Convention de 2019, le plafond du montant d’un contrat pouvant être investi dans le capital-investissement a été porté à 50 %, voire à 100%. »

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De bonnes raisons d’investir dans le Private Equity

Si l’offre de capital-investissement augmente, en quoi l’épargne est-elle intéressante ? Tout d’abord, faites attention aux idées fausses ! « L’argument d’une volatilité plus faible souvent présenté en faveur du capital-investissement est quelque peu trompeur : un actif qui ne bénéficie pas d’une cotation est nécessairement moins volatile », rappelle Eric Franceschini, directeur de la gestion d’actifs de la banque privée Bordier & Cie France. En effet, l’évaluation périodique des parts de fonds de capital-investissement repose généralement sur l’évaluation de sociétés cotées en bourse comparables à celles des sociétés de portefeuille. Lorsque vous investissez dans des actions non cotées, vous pariez sur la capacité d’une entreprise à augmenter ses profits et vous exposer au risque d’échec de la société, ainsi que sur la bourse.

Mais l’intérêt des investissements non cotés est de pouvoir accéder à une typologie d’entreprises qui ne sont pas nécessairement fortement représentées sur les marchés, comme les PME en croissance ou les start-ups technologiques. Et quand il s’agit du niveau de risque, cet univers permet un certain nombre de nuances : « Même les clients les plus prudents peuvent s’intéresser aux non-cotés, qui offre différents profils de revenus/risque », explique William Pulka, chef des produits et services chez Altaprofit Broker. Un autre atout consiste à relier sa richesse à l’économie réelle, en investissant dans des PME en croissance ou innovantes. »

Mais est-ce le bon moment au moment où la crise de Covid-19 a frappé l’économie avec force ? « Les périodes de crise sont généralement les meilleurs moments pour investir dans le capital-investissement », explique Stanislas Cuny, directeur des affaires de capital-investissement de la société de gestion Amundi. De nombreuses PME non cotées et ETI ont pris des dettes pour surmonter la crise et devront renforcer leurs fonds propres, ce qui créera une forte demande de capitaux l’an prochain. » Sans parler de la reprise probable des fusions-acquisitions, une source de besoins de financement. Selon une étude menée par France Invest, association professionnelle d’acteurs non parallèles, la performance globale des moyennes françaises de capital-investissement est de 11,3% par an sur un horizon de dix ans.

Différentes enveloppes pour accéder au capital-investissement

Les ancêtres de capital-investissement accessibles individuellement sont toujours dans la course, mais ne sont plus alpha et oméga. « L’offre historique de fonds fiscaux, la FCPI et l’IFP, a permis de familiariser le grand public avec le capital-investissement, avec certains inconvénients, tels que des coûts élevés et d’importantes contraintes de gestion. C’est aussi important Veillez à ne pas souscrire un produit uniquement pour l’avantage fiscal. Ce qui compte vraiment, c’est la chose sous-jacente », se souvient Eric Franceschini. Précisément, tous les supports ne se ressemblent pas. Par exemple, IQ FCPI 2020 d’Inocap Gestion investit dans des entreprises qui ne sont pas strictement cotées, mais simplement cotées sur des marchés non réglementés comme Alterext.

Cette astuce vous permet d’offrir un fonds de durée assez courte (jusqu’à sept ans), car il est plus facile pour ce médium de vendre ses actifs. D’autre part, il ne permet pas de parier sur des sociétés qui ne sont pas directement accessibles à un investisseur particulier. Il s’agit donc d’un produit tout à fait différent du FCPI Digital Future (Turenne Group) d’Innovacon, un produit plus « long », avec une durée fixe prévue de huit à dix ans, mais plus proche du capital-investissement réel, ce qui implique un réel soutien des entreprises par les investisseurs, sans aucun doute un potentiel pour plus de rentabilité, mais aussi plus de risques. C’est à tout le monde de trouver la bonne solution.

Avec l’assurance-vie, un autre canal de distribution commence à s’ouvrir assez largement au capital-investissement, y compris dans les distributeurs en ligne comme Altaprofit. 15 ans, notamment par le biais de fonds fiscaux tels que l’IFP et la FCPI, rappelle William Pulka. Aujourd’hui, nous nous concentrons sur les offres de capital-investissement dans le domaine de l’assurance-vie, ce qui permettra de mieux faire connaître cette catégorie d’actifs et de proposer des solutions de diversification en dehors des marchés cotés. Chercher une telle diversification dans d’autres actifs non immobiliers est logique. » Sachant que les Français possèdent plus de 1,3 milliard d’euros d’assurance vie et que cet argent continue d’être fortement investi dans des fonds en euros dont le rendement continue de diminuer, il existe un potentiel significatif.

Pas de « taxe de carotte »

Certes, il n’y a plus de « carotte d’impôt » ici, c’est-à-dire une réduction de l’impôt d’entrée, mais simplement la possibilité de voir les gains en capital futurs protégés par le cadre fiscal avantageux de l’assurance-vie. En particulier, il existe une concordance évidente entre l’horizon à long terme pour le capital-investissement et l’assurance-vie, une enveloppe souvent utilisée comme produit préparatoire à la retraite. Un autre avantage est que la gestion des fonds de capital-investissement éligibles à l’assurance-vie ne subit pas les mêmes restrictions que celles de la FCPI et de l’IFP, qui offre une grande liberté de choix en matière de placements.

Enfin, les fonds communs de risque (RFCR), accessibles sous forme d’unités de compte d’assurance-vie, peuvent également être achetés dans des comptes de titres uniques (exonérés de plus-values soumises à plus de cinq ans) ou en plans d’épargne en action (SAP et PEA-SME), tels que l’offre de Bpifrance (voir notre sélection, pages suivantes).

Une grande variété de annonces non répertoriées

Les fonds de capital-investissement institutionnels ont des règles de fonctionnement spéciales : dans ces fonds prédéterminés, l’argent n’est pas entièrement apporté par les investisseurs dès la création du fonds, mais « appelé » plusieurs fois, au moment où les fonds en ont besoin. Cette opération n’est pas compatible avec la stratégie des actifs des investisseurs individuels, qui ont donc accès à la catégorie d’actifs de manière quelque peu différente.

« Lorsque nous avons pensé à une solution de capital-investissement admissible à l’assurance-vie, nous voulions être en mesure d’offrir une gestion de la qualité institutionnelle tout en fournissant des liquidités régulières », a déclaré Martin Alix, directeur adjoint du développement des produits et de l’ingénierie du patrimoine chez Primonial. L’unité de compte PrimoPACT vous permet d’investir dans les mêmes médias que les actifs généraux de la Société Générale Assurances et donne ainsi accès à des gestionnaires de capital-investissement emblématique, comme Ardian, Bridgepoint ou KKR. Il est transférable sur une base bimensuelle sans pénalités spécifiques ni frais d’arbitrage. » L’avantage est d’avoir accès à de grands noms de capital-investissement avec un billet d’entrée de 5.000 euros, à travers un fonds de fonds. L’offre d’Amundi, à son tour, est plus « puriste », renonçant à la liquidité et préférant l’investissement direct.

Des fonds sans limite de temps ont également émergé : les investisseurs peuvent acheter et vendre en continu, avec des liquidités garanties par des stratégies mixtes, mêlant capital-investissement, actions cotées et/ou produits d’emprunt. Un modèle comparable dans son intégralité aux organismes de placement collectif en immobilier (OPCI), investis dans des biens immobiliers physiques et des biens cotés. Attention : le potentiel de rentabilité peut être réduit. Nous voyons également des produits de dette privée pure (Invista Entrepreneur management, par exemple), qui peuvent être un outil de diversification intéressant.

Alors que la démocratisation de cette catégorie d’actifs est à l’œuvre, l’accès à des offres véritablement institutionnelles reste réservé à une clientèle riche. Certaines banques privées, par exemple, distribuent des fonds qui soutiennent un fonds existant : elles souscrivent des millions de millions de millions à un fonds institutionnel qu’elles déchiquetaient ensuite pour leurs clients. Bordier & Cie offre une solution plus originale.

« Nous avons convaincu certains des dirigeants de fonds de capital-investissement pour permettre des billets plus bas que d’habitude, tant que nous effectuons toutes les étapes administratives avec le client, ce qui n’est pas une petite affaire, surtout en raison des appels successifs des fonds dans lesquels le client a engagé, qui peut se propager trois ou quatre ans », explique Eric Franceschini. Mais avec un billet d’entrée de 200.000 à 300.000 euros par fonds, ce genre d’offre n’est pas encore pour M. All-le-Monde !